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  • L'éco-conception, c'est quoi ?

     

    Définition :

    l’éco-conception consiste à intégrer  l’environnement dès la conception d'un produit ou service, et lors de  toutes les étapes de son cycle de vie.

    (AFNOR, 2004)

     

                         

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    1- Contexte de l'éco-conception

    Les produits manufacturés sont la source de beaucoup de problèmes environnementaux. Cela peut paraître surprenant, mais la plupart des problèmes environnementaux sont causés par des effets non intentionnels de fabrication, d’utilisation ou d’élimination des produits.

    Un produit peut paraître sans danger, mais les dommages environnementaux qu’il cause peuvent être imperceptibles par le consommateur ou même du concepteur dudit produit. La plupart des impacts, comme la pollution, la déforestation, la diminution de la biodiversité et de l’effet de serre, sont produits par l’activité agricole et industrielle pour répondre aux besoins des consommateurs en nourriture, transport, habillement, et objets divers et variés de la vie quotidienne.

    Beaucoup d’impacts environnementaux sont invisibles. Nous avons donc du mal à y être sensibilisés. Les vapeurs et les gaz sont souvent invisibles et inodores, causant des problèmes pulmonaires ou endommageant la couche d’ozone par exemple. Les pesticides et les autres polluants peuvent être trouvés dans de l’eau parfaitement claire. Les radiations des sources nucléaires ou électriques ne peuvent pas être détectées sans un équipement spécial. La démarche d’éco-conception doit donc étudier les produits de façon précise pour voir quels sont les risques.

    La démarche environnementale au sein des industries a évolué.  Au départ, les actions étaient curatives, c’est à dire qu’on essayait de traiter les effluents ou pollutions à la sortie des usines en fin de processus de fabrication.

    Depuis les années 80, on essaie de diminuer à la source les nuisances. C’est  ce qu’a permis la diffusion des Systèmes de Management de l’Environnement (SME) dans les entreprises. Ces systèmes peuvent conduire à  une accréditation du type certification à la norme ISO 14001 ou à l’EMAS.

    Aujourd’hui, le management de l’environnement dépasse le stade des ateliers avec  la prise en compte des impacts environnementaux du produit dès sa conception : l’éco-conception.

     

    2- Termes et définitions de l’éco-conception

    A)     L’éco-conception

    Éco-conception : Permet de réduire les impacts négatifs sur l’environnement tout au long du cycle de vie du produit pendant la phase de conception (AFNOR, 2004).

    Dans les faits, le concept s’applique bien entendu lors des phases d’amélioration des produits.

    Le terme « éco-conception », formé de la fusion des mots « conception » et « écologie », est issu du référentiel de développement de produits classiques auxquels on a ajouté une dimension environnementale. La pratique de l’éco-conception s’inscrit dans un contexte de développement durable où la démarche d’élaboration d’un nouveau produit ou d’un service tente de prévenir et de réduire les impacts environnementaux engendrés tout au long de sa vie utile. D’un point de vue plus global, le « design durable » intègre, en plus des critères écologiques, des aspects sociaux et des principes d’équités intergénérationnelles et interculturelles. Des chercheurs du monde entier travaillent à l’élaboration de nouveaux outils de conception intégrant ces aspects sociaux.

    Une notion intrinsèque à l’éco-conception est celle du « cycle de vie » (Cf. Figure ci-dessous). Cette notion permet une vision globale des enjeux reliés au design d’un produit ou d’un service sur une longue échelle temporelle et d’éviter que certains impacts environnementaux significatifs ne soient oubliés. Le cycle de vie utile d’un produit ou d’un service, de sa naissance jusqu’à sa mort, se décline généralement en cinq étapes :

    1. les matières premières ;
    2. la fabrication ;
    3. la distribution ;
    4. l’utilisation ;
    5. la fin de vie.

    L’analyse du produit sous cette forme séquencée permet de s’assurer que l’ensemble des activités est pris en compte. Chaque étape du cycle de vie implique des processus élémentaires (procédés, activités, etc.) qui nécessitent des entrants (matières et énergies) et génèrent des sortants (rejets solides, liquides, gazeux) dont l’ingénieur ou le technicien de conception industrielle doivent se préoccuper.

     

    Les impacts environnementaux d’un produit sont directement associés au flux de matières et d’énergies en cause dans chacun des processus élémentaires d’un cycle de vie. Par exemple, d’un côté, les entrants peuvent mener à l’épuisement des ressources et, de l’autre côté, les sortants peuvent engendrer des émissions nuisibles pour la santé de la faune et la flore. L’impact global est donc attribuable aux entrants et aux sortants et il incombe à l’analyste de les quantifier et de les mesurer pour identifier les « faiblesses écologiques » du produit. La figure ci-dessous crée par l’AFNOR  illustre le flux d’entrants et de sortants propres au cycle de vie d’un produit et à partir desquels les impacts environnementaux seront évalués en se limitant aux frontières du système analysé.

    Evaluation des impacts environnementaux sur les entrants et sortants 

     

    L’étude du cycle de vie jumelée à des outils d’analyses d’impacts environnementaux permet d’obtenir un inventaire des incidences environnementales d’un produit ou d’un service. Cette démarche permet parfois de démystifier certaines idées préconçues ; en effet, nous croyons facilement que les impacts sont essentiellement dus aux types de matériaux choisis ou à la manière dont nous en disposons en fin de vie. Or, une analyse approfondie révèle souvent que les impacts environnementaux significatifs sont plutôt engendrés par l’utilisation du produit. Les réelles solutions pour réduire les impacts se trouvent alors davantage en amont du processus de production ; le designer industriel peut intervenir dès la conception du produit pour prévenir la manière dont les usagers s’approprieront le produit ou le service une fois lancé sur le marché et peut imaginer de nouvelles façons de faire, empreintes d’innovation.

    Une autre des grandes forces du raisonnement par étapes successives du cycle de vie du produit est de pouvoir contrôler les déplacements de pollution (Cf  les 2 figures ci-dessous). En effet on garde une visibilité sur tout le cycle de vie.

    Par exemple, après avoir fait un premier diagnostic de son produit [étape 1], une entreprise décide d’améliorer ses impacts environnementaux  (en phase de fabrication du produit).

    Si elle n’avait pas eu une vision du cycle de vie de son produit, elle n’aurait pas détecté [étape 2] que les changements opérés en phase de production se répercuteraient en phase de matière 1ère (les nouveaux matériaux utilisés sont plus impactant) et de transport (le nouveaux produit nécessite par exemple plus de place pour être transporté).  Finalement, le nouveau produit censé être éco-conçu du point de vue de cette entreprise, aurait eu  une empreinte écologique plus élevée sur son cycle de vie que l’ancien produit.

    Transfert d'impacts

     

    B)     Les niveaux d’intégrations  de l’éco-conception :

    Une étude menée par le Pôle Eco-conception et son partenaire l’Institut de Développement Produit du Québec sur les retours économiques de l’éco-conception (http://www.eco-conception.fr/data/sources/users/9/docs/fond-doc/rapportetude.pdf) montre que dans plus de 85% des cas étudiés, les produits ayant fait l’objet d’une démarche d’éco-conception ont vu une augmentation de leurs ventes par rapport à  des produits équivalent ou ceux de l’ancienne gamme.

    Dans cette même étude, la plupart des entreprises ont principalement travaillé sur les matières premières et la fin de vie des produits. On note que les entreprises les plus rentables sont celles qui ont aussi pris en compte l’usage et son impact environnemental dans la conception ; ces entreprises sont décrites comme les plus éco-innovantes.

    Pourquoi toutes les entreprises engagées dans l’éco-conception ne sont pas en mesure d’avoir des solutions éco-innovantes ?

    Le problème le plus souvent rencontré dans les projets d’éco-conception se situe au niveau de la chaîne de décision. En effet, trop souvent l’environnement n’est pris en compte qu’à l’étape du développement du produit. Cette question n’est pas abordée au niveau stratégique de l’entreprise ni dans ses études marketing préalables ; si bien que 80% des spécifications du cahier des charges du développement du produit est déjà fixé « par omission ». L’objectif du projet d’éco-conception ne dépasse pas alors la seule réduction des impacts, c'est-à-dire de « faire mieux de la même chose » : en quelque sorte de « l’éco-reconception ». De telles pratiques limitent très fortement l’éco-innovation.

    C’est donc sur la chaine complète de l’éco-innovation qu’il faut alerter les entreprises et par une démarche coordonnée et systémique qu’il faut leur faire s’approprier  les outils nécessaires à chaque étape.

     

    Innovation et éco-conception :

    Définition de l’innovation : Processus dont la donnée de sortie est un produit, service, offre, process, nouveau ou   amélioré, qui apporte au client des valeurs d’usage, d’attrait particulières et qui apporte au fournisseur de la différentiation concurrentielle et de la valeur économique (Définition OCDE et AFNOR aménagée pour le programme Innovation PME par Thésame)

    Définition de l’éco-innovation : Terme utilisé pour décrire les produits et les processus qui contribuent à un développement durable. L’éco-innovation est l'application commerciale des connaissances pour obtenir directement ou indirectement des améliorations écologiques. L'idée de l'éco-innovation est assez récente. L'une des premières apparitions de la notion d'éco-innovation dans la littérature est dans le livre de Claude Fussler et Peter James [Fussler, C. & P. James, 1996; Eco-Innovation de conduite: Une discipline révolutionnaire pour l'innovation et le développement durable, de l'édition Pitman: London, 364 p.].  Dans un article ultérieur, Peter James définit l'éco-innovation comme le  développement de «nouveaux produits et procédés qui répondent aux besoins de la clientèle et en créant de valeur commerciale, tout en réduisant considérablement les impacts environnementaux »

    [James, P., 1997; «Le Cercle de durabilité: un nouvel outil pour le développement de produits et de conception», Journal of Sustainable Product Design 2: 52:57].

    Ainsi, l’éco-innovation naît en entreprise de la synergie entre les briques technologiques de l’entreprise, des anticipations de marchés par le marketing, des contraintes environnementales légales et de la qualité de la communication externe et interne :

    -          Les briques technologiques sont les éléments techniques propres à l’entreprise, ou à ses sous traitants, sur lesquels elle peut baser ses développements de produit.

    -          L’anticipation est une valeur indissociable de tout projet d’innovation. Elle s’appuie, outre la créativité au sein de l’entreprise, sur  l’intelligence économique : surveillance continue et systématique des produits, services, techniques, brevets, procédés, processus, pratiques actuelles et en développement dans la filière, chez les concurrents ainsi que dans les Centres de Recherche et de Développement. Quels que soient les entreprises, leur taille et leur secteur d'activité, cette technique permet de rester informé et à l'écoute des évolutions. La veille s'utilise dans tous les secteurs d'une entreprise.

     L’innovation est le fruit de contraintes : sans contraintes, peu d’idées ! L’environnement est une nouvelle contrainte en conception, elle apporte ainsi un nouvel angle de vue sur le produit apportant autant de nouvelles idées et donc d’opportunités.

    Enfin, les produits et services éco-innovants doivent être accompagnés d’une communication transparente, compréhensible et ciblée pour que le produit puisse connaître une réussite commerciale.

     

     

     

     Récapitulatif :


    L'éco-conception se définie par une approche PRODUIT


     

    Par une approche CYCLE de VIE

    L’éco-conception se caractérise par une vision globale, c’est une approche Multi-étapes : elle prend en compte toutes les étapes du cycle de vie des produits, depuis l’extraction des Matières Premières jusqu’au traitement des produits en Fin de Vie, en passant par la Fabrication, le Transport - Logistic et surtout l'Utilisation.

     

    Mais c’est aussi une approche MULTICITERES 

    Elle vise à réduire plusieurs impacts environnementaux tout au long du cycle de vie du produit.

     

    L'éco-concepteur doit éviter, limiter et maitriser les TRANSFERTS d'impact 

    l'éco-concepteur réaliser des choix de conception d'un produit dans une approche de COMPROMIS

     


     

    POUR ALLER PLUS LOIN ! En cours de création

    - Pourquoi faire de l’éco-conception ?                

    - Quels retours économiques ?

    - Un peu d’histoire…

    - 4 niveaux d’éco-conception..

    - Les étapes d’une démarche d’éco-conception…

    - Attention aux transferts de pollution…

    - L’éco-conception, une histoire de compromis…

    - Les outils de l’éco-concepteur…

    - L’Analyse du Cycle de Vie…

    - Conception en vue de la fin de vie…

    - Ce que le Pôle Eco-conception peut faire pour vous…      

    - Un peu de lecture…

      




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