Le terme « éco-conception », formé de la fusion des mots « conception » et « écologie », est issu du référentiel de développement de produits classiques auxquels on a ajouté une dimension environnementale. La pratique de l’éco-conception s’inscrit dans un contexte de développement durable où la démarche d’élaboration d’un nouveau produit ou d’un service tente de prévenir et de réduire les impacts environnementaux engendrés tout au long de sa vie. D’un point de vue plus global, le design durable intègre, en plus des critères écologiques, des aspects sociaux et des principes d’équité intergénérationnels et interculturels. Des chercheurs du monde entier travaillent présentement à l’élaboration de nouveaux outils de conception intégrant ces aspects sociaux [lien éco-socio-conception]. (Traité d’éco-conception, Maxime Thibault)
Définition : l’éco-conception consiste à intégrer l’environnement dès la conception du produit et lors de toutes les étapes de son cycle de vie.
L’éco-conception se caractérise par une vision globale, c’est une approche :

Fig. 1 : Cycle de vie d’un produit
L’éco-conception correspond à la partie viable du développement durable (Cf. fig. 2), c’est à dire l’intersection entre les critères environnementaux et les critères économiques.
Fig. 2 : Eco-conception et développement durable
L’éco-conception apporte donc des solutions aux problématiques du développement viable.
Le nouveau défi pour les années à venir est de prendre en compte les trois sphères du développement durable : c’est l’éco-socio-conception [lien l’éco-socio-conception]
Actuellement, la prise en compte de l’environnement par les entreprises est de plus en plus préventive plutôt que curative. Cette démarche préventive est née à partir des années soixante et ne cesse d’évoluer pour trouver des solutions à long terme (Cf. fig. 3)

Fig. 3 : Vers l’éco-conception – évolution de la prise en compte de l’environnement dans l’entreprise
Source : Traité d’éco-conception d’après ADEME
La figure 2 permet de préciser cette évolution de la prise en compte de l’environnement et de classer les entreprises en fonction de leur niveau d’intervention : plus le niveau d’intervention est haut dans l’échelle, plus il se situe en amont des problématiques environnementales.

Fig. 4 : Echelle de prévention
Source : Traité d’éco-conception d’après UNEP
Les niveaux 1 à 5 se réfèrent à des entreprises qui se contentent de suivre les tendances générales du marché (intervention en aval), et les niveaux 6 à 9 regroupent les entreprises qui se sont engagées dans un processus de changement plus en profondeur où les problématiques sont traitées en amont, comme celles mises en œuvre lors d’une démarche en éco-conception.
Tous les outils de l’éco-conception sont des outils préventifs. On peut les classer suivant deux critères : l’objectivité de l’évaluation environnementale qu’ils permettent d’obtenir (de qualitatif à quantitatif) et les pistes d’amélioration qu’ils donnent à l’éco-concepteur.

Fig. 5 : Les outils de l’éco-conception
Source : Thèse de M. Janin, 2002