Histoire de l'ACV

 

L’apparition des premières réflexion type ACV (LCA en anglais : Life Cycle Assessment) remonte aux fins des années 60. Des préoccupations de l’époque concerné les ressources non renouvelables et l’énergie grise incita la recherche de nouvelles méthodes pour catégoriser l’influence d’un produit sur les consommations d’énergie nécessaires à la fabrication d’un matériau (l’énergie grise) et à projeter la rareté des matières en fonction de la variation du stock des ressources. A l’époque le cycle de vie se limité à la matière et la fabrication.

En 1969 des chercheurs chez Coca Cola réalisèrent une étude interne pour déterminer qu’elle type d’emballage (en verre, en acier, en aluminium ou en plastiques) était le moins d’impactant sur environnement.

C’était une étude qui prenait en compte plusieurs critères différents, devenant une base pour la méthodologie d’ACV. Au début des années 70, d’autres entreprises commencèrent à réaliser des études similaires.

En 1972 deux rapports sur la demande des ressources et de l’énergie et ces effets à niveau mondial ont été publiés : « Halte à la croissance » (Meadows et al) et « A Blueprint for Survival » (Goldsmith et al). Ils projetèrent une déplétion rapide des ressources naturelles et un changement climatique causé par l’excès de déchets et perte d’énergie lors des processus industriels.

La quantification de l’utilisation des ressources et les impacts à l’environnement des produits devient connu comme le Bilan écologique en Europe et comme REPA (Resource and Environmental Profile Analysis) aux Etats Unis. Le premier choc pétrolier poussa la création d’environ 15 bilans entre 1970 et 1975. Pendant cette période une méthode standardisée commença à être développé. Cette méthodologie impliquait beaucoup d’hypothèses. Au cours des années ; ces hypothèses et techniques ont été sujet d’analyse par l’agence américaine de protection de l’environnement et représentant de l’industrie.

L’intérêt diminua en Amérique après que les effets du premier choc pétrolier ont été réduit. Par contre, en Europe, les pratiquants de l’ACV développèrent des méthodes aussi efficaces que celles au Etats Unis. La Commission Européenne créa la direction Générale de l’Environnement en 1973.

A partir de 1988 les déchets solides sont considérer comme un problème mondial, l’ACV émergea comme l’un des outils pour analyser les problèmes environnementaux.

En 1991 les préoccupations sur l’utilisation inappropriée des ACV par des entreprises pour promouvoir leurs produits avec des fausses affirmations amena au processus de normalisation de l’ACV. La SETAC (Society of Environmental Toxicology and Chemistry) agit sur le plan scientifique de l’ACV depuis les années 1990 avec des développements méthodologiques réalisés par différents groupes de travail. A Partir de là, l’Organisation Internationale de Normalisation amena la création d’un standards ISO de la méthode d’ACV. Plus particulièrement à la série ISO 14040.

En 1992 la première méthode de caractérisation d’impacts a été créée aux Etats Unis : CML-IA. Nouvelles modélisations ont été développées depuis : EDIP, une méthode Danoise ; TRACI par l’agence environnementale étasunien. En Europe, les base de données « génériques » se sont développé avec les premiers logiciels d’ACV : SimaPro et EIME. De même la technique de « marketing vert » se répand entre les entreprises et l’ACV devient un recours pour convaincre l’opinion et décideurs.

Pour répondre aux mauvaises utilisations des résultats d’ACV lors des communications environnementales, l’utilisations des résultats d’ACV a des fins communication a été normé en 2000 avec la norme ISO 14025. Cette norme définie les Eco-profils : des déclarations environnementales basés sur une Analyse du Cycle de Vie multi-critère et multi-étape.

La période de 2000-2010 est considéré comme la décennie de déploiement, la demande pour des ACV s’accroit, ainsi que la demande de méthodes simplifiés nécessitant des moyens d’investissement moindre pour réaliser des études. Cela amène au développement des méthodes d’ACV simplifiées, des méthodes plus spécifiques (monocritères ou mono-étape) qui ont besoin de moins de ressources. En 2003 la Commission Européenne lance leur Politique Intégrée des Produits (PIP) où ils soulignent l’importante de l’ACV et de la pensée cycle de vie. En réponse, la plateforme Européenne sur l’ACV est créée en 2005. Au même temps, Ensemble avec la SETAC, l’UNEP (United Nations Environnent Program) créa l’Initiative pour le Cycle de Vie cherchant le développement des méthodes de caractérisation des impacts ainsi que la diffusion et l’harmonisation de la méthodologie.

En 2006 la commission européenne lance le projet « CALCAS » (Co-ordination Action for innovation in Life Cycle Analysis for Sustainability) avec le but de structurer les différents approches et méthodes d’ACV et définir les axes d’amélioration et d’innovation. Un des résultats de ce projet définit les bases de l’ACV social. L’ACV social (en anglais LCSA : Life Cycle Sustainability Analysis) élargie la portée d’une ACV normale en incluant les piliers du développement durable : Environnement, économie, social.

Aujourd’hui, les outils d’ACV ont suivi deux trajectoires divergentes. D’une part les ACV non simplifiées utilisés prioritairement pour la recherche & développement et pour la communication environnementale à travers des Eco-profils. D’autre part les ACV simplifiés avec une portée réduite mais plus focaliser sur les besoins des entreprises.

Dans la recherche, l’ACV suit différentes tendances :

  • L’ACV conséquentielle
  • Intégration des paramètres spatio-temporels à l’ACV
  • L’ACV social [lien ver la page statique de l’ACV social]
  • La monétarisation d’impacts environnementaux

Les ACV simplifiés, quant à eux, offrent un moyen aux entreprises d’évaluer la qualité environnementale d’un produit facilement, rapidement et de manière autonome. Ces ACV simplifié ont eux tendance à viser des approches sectorielles pour se démarquer entre elles :

  • Bilan Produit, outil d’ACV simplifié gratuit développé par l’ADEME créer en 2008, et en ligne depuis 2014.
  • Foodprint, ACV simplifié pour les produits agroalimentaires crée en 2012
  • BEE, outil d’ACV simplifié pour les emballages créer en 2013, crée par Eco-Emballages devenu CITEO Aujourd’hui
  • Spin-it, ACV simplifié pour les produits textiles créé en 2015.
  • ET plein d’autres …



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